AKATHISIE (Guy Hugnet – Extrait de La Grande Intoxication)

Ce terme neurologique peu connu, désigne un état psychique et moteur de fébrilité intense, doublée d'une anxiété qui empêche la personne de rester en place, de maîtriser ses gestes. Dans les cas les plus sévères, l'akathisie est une véritable torture intérieure.

L'akathisie est souvent confondue avec des états d'agitation, d'anxiété ou de panique. Elle est rarement diagnostiquée, alors qu'elle conduit à des actions destructives envers soi-même ou les autres, de type homicide ou suicide.
« L'akathisie provoque manies, tremblements, elle rend frénétique, furieux et
précipite les gens vers la violence ou le suicide.»
L'akathisie est un effet reconnu des neuroleptiques, traitements utilisés chez les schizophrènes. Mais des experts, y compris ceux des firmes pharmaceutiques en question, ont admis que les IRS comme le Prozac, le Déroxat ou le Zoloft engendrent aussi ce type d'effets.
Ainsi le docteur Roger Lane - ex-directeur médical du laboratoire Pfizer, qui fabrique le Zoloft - a-t-il écrit deux articles sur le sujet dans lesquels il explique que «les IRS peuvent influencer le système dopaminergique. [...] Ils peuvent donc créer des effets secondaires extra-pyramidaux, [...] l'aka­thisie étant le plus commun d'entre eux. »
Plus personne ne conteste sérieusement le fait que les IRS engendrent chez certaines personnes des effets d'akathisie et que ceux-ci peuvent conduire au suicide ou à des actes violents.

 

DÉPERSONNALISATION (ou déréalisation) (Wikipédia)

Désigne l'expérience d'un sentiment de perte de sens de la réalité. Une personne souffrant de ce trouble a l'impression qu'elle a changé et que le monde paraît moins réel (il est flou, comme dans un rêve, ou manque de sens). 

Les individus souffrant de dépersonnalisation se sentent à la fois détachés du monde et de leur propre identité / incarnation physique. Souvent, les personnes ayant expérimenté la dépersonnalisation disent avoir l'impression que « la vie ressemble à un film, les choses paraissent irréelles, floues, sensation de vertige et de grosse fatigue » Le sentiment d'identité de la personne se brise (d'où le nom). Une personne sujette à ce trouble peut avoir l'impression que la vie est un rêve ou une sorte d'illusion.
Certains sujets disent aussi avoir l'impression d'être des fantômes. Malgré ses efforts, le sujet n'a pas l'impression d'interagir réellement avec le monde. Il ne semble pas capable de se considérer comme normal. Bien que le sujet lutte pour tenter de ressentir les choses normalement, une part de lui même semble le pousser à abandonner la lutte. Un individu souffrant de dépersonnalisation est
particulièrement sujet au suicide, il peut en effet entreprendre une démarche suicidaire de manière calme et détachée.
Pour résumer, la dépersonnalisation est donc une altération de la perception (ou expérience) de soi, telle que le sujet se sent irréel. La personne se sent détachée de la réalité et de son propre corps / processus mental.

DÉSINHIBITION (Wikipédia)

Relâchement du système frontal de modulation des réactions comportementales qui aboutit à un état d'euphorie, d'agitation et d'activité sans but précis.

La désinhibition est l'organisation de cellules excitatrices et inhibitrices en un circuit qui produit en sortie une excitation par inhibition transitoire de neurones à activité inhibitrice tonique.
Baisse du contrôle des pulsions due à la consommation de certaines substances désinhibitrices comme l'alcool, le cannabis et d'autres drogues, ou de certains médicaments, comme les benzodiazépines. La désinhibition, présente aussi dans les états maniaques, peut conduire à un état d'euphorie, de
familiarité excessive, voire d'agitation et d'agressivité. La désinhibition désigne également la propriété qu'ont certains neuroleptiques de lutter contre l'apathie et la démotivation liées à des psychoses. Perte de contrôle conséquente à une violation des règles (sociales, alimentaires, sexuelles, ...) auto-imposées.