Témoignages enregistrés par la FDA en 1991 (Psychopharmacological Drugs Advisory Committee) à la Commission présidée par Paul Leber et qui a pour mission de répondre à deux questions :

Voir le reportage FDA Hearing (1991) 

1) Existe-t-il un lien entre les antidépresseurs et les actes de violence, mutilations, suicides, homicides ?

2) Faut-il ajouter sur la notice une mise en garde à l'attention des médecins et des familles ?

Trois heures durant, cinquante personnes défilent les unes après les autres pour  raconter leurs terribles expériences. Voici quelques extraits de leurs témoignages :

«J'étais marié, j'avais deux enfants de 14 et 16 ans. Ma femme les a tués tous les deux. Elle a retourné l'arme contre elle et s'est tiré deux balles dans le corps. Elle prenait du Prozac depuis trois semaines. Elle est actuellement en prison pour meurtre. »

« On m'a prescrit du Prozac 20 mg. J'ai commencé le traitement le 15 février 1990. Je me suis senti bien jusqu'au 25 juin. Ce fut le jour de ma première tentative de suicide. Je n'avais jamais été suicidaire auparavant. Je devenais obsédé par le suicide. J'ai arrêté le traitement et ça a disparu. »

« Ma sœur n'aurait jamais eu l'idée de se tuer en face de sa petite fille. [...] Prozac l'y a conduite. »

« La première semaine sous Prozac, je n'ai rien ressenti. La seconde, mon anxiété s'est accrue, je ne pouvais prendre aucune décision, j'avais des problèmes de sommeil et d'appétit. La troisième semaine, je suis devenu agité, je ne pouvais rester en place. [...] La quatrième semaine, mon anxiété s'est tellement accrue que je ne voyais qu'une seule solution pour avoir la paix : la mort. »

« Mon mari était pharmacien. [...] Il s'est fait sauter la cervelle devant nous tous. »

«J'ai essayé de me suicider en face de mes cinq enfants. Je ne savais pas ce que je faisais. Je ne me souviens pas exactement de ce qui s'est passé. Mon mari a réussi à éloigner l'arme, mais que serait-il arrivé si mes enfants avaient vu leur mère se suicider devant eux ? J'avais été mise sous Prozac pour perdre du poids. On m'avait dit que le Prozac n'avait pas d'effet secondaire. »

«J'étais devenu complètement agité sous Prozac. [...] Je perdais totalement les pédales. [...] C'est un miracle si je n'ai pas commis de suicide ou d'homicides. [...] Je voudrais savoir comment la FDA peut permettre que ce genre de chose arrive. [...] Combien de gens vont devoir se tuer avant que vous ne fassiez quelque chose ? [...] Vous avez le pouvoir de changer les choses, vous avez le pouvoir de nous écouter et d'enquêter. Nous avons besoin d'aide. »

La présidente de l'association Prozac Survivor's Support Group fait part de ses propres observations : «J'ai personnellement parlé avec 400 personnes à qui le Prozac a été prescrit pour différentes raisons : obésité, tabagisme, dépression, etc. Le scénario est toujours le même. Ils ne sont pas suicidaires avant de commencer le traitement, mais ils le deviennent après. Quand ils arrêtent, ils ne le sont plus. »

La veuve d'une victime témoigne également : « Quelques jours après qu'il a pris du Prozac, j'ai noté un changement de personnalité chez lui. Il montrait des signes de nervosité, d'agitation, [...] sévère insomnie, extrême fatigue. [...] Ses mains tremblaient d'une façon qu'il ne pouvait contrôler. Cela m'a réellement alarmée. Je lui demandais ce qui n'allait pas. Il répondait: "Je ne sais pas".» Cet homme s'est suicidé pendant que sa famille était allée faire des courses. Il n'a laissé aucun mot d'explication.

Voir aussi ce texte

La_Grande_Intoxication

Extrait - Guy Hugnet