Suite à une séparation, Nancy, 19 ans, s’est vue prescrire un antidépresseur par son médecin (PAXIL). Plusieurs mois plus tard, comme elle allait mieux, elle décidera de tenter d’arrêter…

« Je me suis mise à filer très mal et physiquement et psychologiquement... J’étais en pleine confusion et plus les heures passaient, plus je me sentais mal... À un moment donné, j’ai vraiment perdu la carte et je pensais vraiment que la folie venait de me tomber dessus... La tête voulait m’exploser et je sentais des circuits électriques me traverser le crâne… J'hallucinais… un vrai cauchemar éveillé… Je me disais que j’étais folle et que c’était bel et bien vrai... Je ne voulais appeler personne car j’étais sûre qu’on m’amènerait à l’hôpital psychiatrique… alors je me suis couchée en position fœtale et j’ai passé la journée du samedi ainsi que la nuit du samedi au dimanche tellement amochée que j’étais presque devenue aveugle… Je n’étais même pas capable de me lever pour aller aux toilettes... J’en ai perdu des bouts et le dimanche matin, croyant que j’étais folle pour vrai et que mon avenir était pour être dans un hôpital, j’ai regardé (pour ce que je voyais) à travers ma fenêtre de chambre et j’ai décidé que ma vie se terminait là et j’ai pris toutes les pilules que j’ai pu trouver… » 

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 Dave, de Québec

 J'avais 19 ans et je cherchais un moyen pour arrêter de fumer. J’ai commencé à prendre du Zyban . J'ai passé trois jours de calvaire, jusqu'à ce que ma conjointe qui était infirmière s'est décidée à les jeter à la toilette. J'avais des convulsions, des sueurs froides, j'avais l'impression que ma tête allait éclater. J'arrêtais pas de pleurer pour rien. J'avais envie de mourir. Je ne suis pas dépressif de nature, je suis normalement joyeux et heureux dans la vie, mais à ce moment là j'ai vraiment pensé à la mort. Je me sentais si mal dans mon intérieur. Le docteur m'avait dit que c'était un antidépresseur mais pas que c'était dangereux à ce point…

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Nanou, 30 ans, avait oublié de prendre son antidépresseur (DEROXAT) pendant quelques jours..  

« Je me suis sentie très mal. Je faisais des crises de larmes pour un rien. J’étais mal, mais pas comme les autres fois... Je me suis souvenue que pendant quelques jours j’avais oublié Deroxat... Je me suis alors dépêchée d'en prendre un. Mais c'était déjà trop tard ! J’avais des pulsions suicidaires. Mais au contraire des nombreuses fois précédentes, même si elles venaient de moi, elles ne semblaient pas venir du même endroit... C’est très bizarre à exprimer comme sensation... Un peu comme s’il y avait deux foyers décisionnaires en moi... Je ne sais pas trop … Bref, je vis au 6e étage... Comme souvent dans les coups durs, je me suis mise sur mon balcon, et j’ai longuement regardé en bas, attirée par le sol, en pleurant ! Mais comme toutes les autres fois, je n’ai pas sauté... Peur de me rater... Le lundi je retournais au boulot. Toute la journée j’ai lutté contre ces deux "personnalités" que j’avais en moi... Difficile, mais j’ai tenu le coup ! Par contre, mardi, la 2eme personnalité n’en pouvait plus de ma résistance. Et puisqu’elle n’avait pas réussi à me tuer physiquement, elle allait me tuer professionnellement ! Et oui, mardi matin j’avais en moi une pulsion très forte qui me poussait à démissionner, alors que j’adorais mon boulot, et l’endroit ou j’étais !!! Au moment de prendre ma pause déjeuné, j’ai prévenu ma collègue que j’allais chez le médecin, et que je ferais tout pour revenir dans les délais. Mais qu’il fallait absolument que je vois quelqu’un. J’ai arrêté le Deroxat. Et petit à petit j’ai repris le dessus… »

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 Véronique, de France

"Mon mari opéré d'une tumeur bénigne souffrait énormément de la face gauche du visage suite à une lésion du nerf facial. Un professeur, spécialiste de la douleur au CHR de Lille lui a prescrit du Cymbalta 60mg (1 le soir). Il a commencé le traitement et au début il a été un peu soulagé. Il n'était absolument pas suivi par un psy et depuis la prise du Cymbalta il ne se sentait pas toujours bien le matin et avait parfois des angoisses. Il faisait de l’insomnie malgré le somnifère il dormait seulement quelques heures par nuit.

Un mois plus tard, j'ai trouvé mon époux PENDU au sous-sol avec un câble électrique. Il est décédé le lendemain... Mes enfants et moi sommes persuadés que Cymbalta a mis Frédy dans un état second qui l'a poussé à passer à l'acte. IL VOULAIT VIVRE !!!, avait peur de la mort et faisait des projets...il n'avait que 50 ans !

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Faites-nous part de votre témoignage :  

 1- description en quelques phrases de votre histoire  

 2- description en quelques phrases des effets secondaires ressentis (sensations physiques et psychiques) lors de l’arrêt de l’antidépresseur.  

 

Merci !